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Maupassant - zweisprachige Ausgaben

Guy de Maupassant: Maupassant - zweisprachige Ausgaben - Fräulein Fifi
Quellenangabe
generator2sprach.xsl
modified20080628
typenovelette
authorGuy de Maupassant
titleFräulein Fifi
booktitleGesammelte Werke
volume1
printrun13. und 14. Tausend
publisherDeutsche Verlagsanstalt
year1924
translatorGeorg Freiherr von Ompteda
senderhille@abc.de
created20040608
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Guy de Maupassant

Der Ersatzmann

Le remplaçant

»Frau Bonderoi?« -- »Jawohl Frau Bonderoi.« —Oui, Mme Bonderoi.
»Nicht möglich.« —Pas possible?
»… Ich sag's Ihnen ja …« —Je—vous—le—dis.
»Frau Bonderoi, die alte Dame mit dem Spitzenhäubchen, die fromme, die heilige, die ehrbare Frau Bonderoi deren falsche, kleine Löckchen aussehen, als wären sie an den Schädel geklebt?« —Mme Bonderoi, la vieille dame à bonnets de dentelle, la dévote, la sainte, l'honorable Mme Bonderoi dont les petits cheveux follets et faux ont l'air collé autour du crâne?
»Dieselbe.« —Elle-même.
»Ach, hören Sie mal, Sie sind nicht recht bei Troste!« —Oh! voyons, vous êtes fou?
»Ich schwöre es Ihnen.« —Je—vous—le—jure.
»Das müssen Sie mir aber mal erzählen!« —Alors, dites-moi tous les détails?
»Schön, also zu Lebzeiten des einstigen Notars Herrn Bonderoi benutzte Frau Bonderoi, wie es hieß, die Schreiber ihres Mannes zu ihrem Privatdienst. Sie ist eine jener ehrsamen Bürgersfrauen mit geheimen Sünden aber unbeugsamen Grundsätzen, wie's deren viele giebt. Sie hatte eine Schwäche für hübsche Jungen! Das ist doch ganz natürlich. Haben wir nicht hübsche Mädel gern? —Les voici. Du temps de M. Bonderoi, l'ancien notaire, Mme Bonderoi utilisait, dit-on, les clercs pour son service particulier. C'est une de ces respectables bourgeoises à vices secrets et à principes inflexibles, comme il en est beaucoup. Elle aimait les beaux garçons; quoi de plus naturel? N'aimons-nous pas les belles filles?
Als Papa Bonderoi nun mal tot war, lebte sie als Rentnerin friedlich und tadellos. Sie ging fleißig zur Kirche, redete Böses vom lieben Nächsten, und litt nicht, daß ihr mit Gleichem vergolten würde. Une fois que le père Bonderoi fut mort, la veuve se mit à vivre en rentière paisible et irréprochable. Elle fréquentait assidûment l'église, parlait dédaigneusement du prochain, et ne laissait rien à dire sur elle.
Dann alterte sie und wurde das kleine Frauchen, das Sie kennen, scharf, verbissen, bös! Puis elle vieillit, elle devint la petite bonne femme que vous connaissez, pincée, sûrie, mauvaise.
Nun hören Sie die wunderliche Geschichte, die letzten Donnerstag passiert ist: Or, voici l'aventure invraisemblable arrivée jeudi dernier:
Mein Freund, Jean d'Anglemare ist -- wie Sie wissen -- Rittmeister bei den Dragonern, die im Faubourg de la Rivette liegen. Mon ami Jean d'Anglemare est, vous le savez, capitaine aux dragons, caserné dans le faubourg de la Rivette.
Als er neulich in die Kaserne kommt, hört er, daß sich zwei Mann seiner Schwadron höllisch geprügelt haben. Die militärischen Forderungen der Ehre sind streng: sie duellierten sich. Dann versöhnten sie sich und erzählten ihrem Vorgesetzten den Grund ihres Streites. Sie hatten sich um Frau Bonderoi geschlagen. En arrivant au quartier, l'autre malin, il apprit que deux hommes de sa compagnie s'étaient flanqué une abominable tripotée. L'honneur militaire a des lois sévères. Un duel eut lieu. Après l'affaire, les soldats se réconcilièrent, et, interrogés par leur officier, lui racontèrent le sujet de la querelle. Ils s'étaient battus pour Mme Bonderoi.
»Ach nee!« —Oh!
»Jawohl lieber Freund, um Frau Bonderoi. —Oui, mon ami, pour Mme Bonderoi!
Aber lassen wir mal dem Dragoner Siballe das Wort: Mais je laisse la parole au cavalier Siballe:
»Das war so, Herr Rittmeister. 's mögen wohl Jahre anderthalb her sein, da ging ich spazieren auf der Promenade -- so abends zwischen sechs und sieben, und da redet mich 'ne Privata an. —Voilà l'affaire, mon cap'taine. Ya z'environ dix-huit mois, je me promenais sur le cours, entre six et sept heures du soir, quand une particulière m'aborda.
Und se sagt so wie eener nach'n Wege fragt. »Dragoner,« sagt se, »wollen Sie zehn Franken die Woche verdienen? Aber ganz anständig.« Elle me dit, comme si elle m'avait demandé son chemin: «Militaire, voulez-vous gagner honnêtement dix francs par semaine?»
Ich antworte ehrlich: »Zu Diensten meine Dame!« Je lui répondis sincèrement: «A vot' service, madame.»
Da sagt se zu mir: »Kommen Sie zu mir, morgen mittag. Ich bin Frau Bonderoi, rue de la Tranchée Nummer sechs!« Alors ell'me dit: «Venez me trouver demain, à midi. Je suis Mme Bonderoi, 6, rue de la Tranchée.
»Haben Se keene Angst, meine Dame ich komme schon!« —J'n'y manquerai pas, madame, soyez tranquille.»
Dann ging sie weiter. Sie schien zufrieden zu sein und sagte: »Danke schön, Dragoner.« Puis, ell'me quitta d'un air content en ajoutant: «Je vous remercie bien, militaire.
»Ganz auf meiner Seite, meine Dame.« —C'est moi qui vous remercie, madame.»
Na, ich konnte den andern Tag gar nicht erwarten. Ça ne laissa pas que d'me taquiner jusqu'au lendemain.
Zu Mittag -- klingelte ich bei ihr. A midi, je sonnais chez elle.
Sie machte mir selber aus. Den ganzen Kopp hatte se voll kleene Bändchen und sagt: Ell' vint m'ouvrir elle-même. Elle avait un tas de petits rubans sur la tête.
»Wir müssen schnell machen, mein Mädchen kommt bald zurück.« «Dépêchons-nous, dit-elle, parce que ma bonne pourrait rentrer.»
Ich antworte: »Ich werd' schon schnell machen, was hab' ich zu thun?« Je répondis: «Je veux bien me dépêcher. Qu'est-ce qu'il faut faire?»
Da fängt se an zu lachen und meent: Alors, elle se mit à rire et riposta:
»Verstehst denn nicht, Dickchen?« «Tu ne comprends pas, gros malin?»
Ich hatt's noch nicht weg, weiß Gott, Herr Rittmeister. Je n'y étais plus, mon cap'taine, parole d'honneur.
Sie setzte sich dicht neben mich und spricht zu mir: »Wenn du ein Wort von all dem sagst, kommst du in Arrest. Schwöre mir, daß du schweigst!« Ell' vint s'asseoir tout près de moi, et me dit: «Si tu répètes un mot de tout ça, je te ferai mettre en prison. Jure que tu seras muet.»
Ich schwor, was sie wollte, aber ich verstand keen Wort. Mir war schon ganz heiß geworden. Ich nehm' also den Helm ab, wodrin ich's Taschentuch hatte. Sie nimmt mein Taschentuch und tupft mir die Schläfen. Dann küßt sie mich und tuschelt mir in's Ohr: Je lui jurai ce qu'ell' voulut. Mais je ne comprenais toujours pas. J'en avais la sueur au front. Alors je retirai mon casque oùsqu'était mon mouchoir. Elle le prit, mon mouchoir, et m'essuya les cheveux des tempes. Puis v'là qu'ell' m'embrasse et qu'ell' me souffle dans l'oreille:
»Na willst du denn?« «Alors, tu veux bien?»
Ich antworte: »Ich will alles, meine Dame, was Se wollen, denn ich bin doch desterwegen gekommen!« Je répondis: «Je veux bien ce que vous voudrez, madame, puisque je suis venu pour ça.»
Da macht se's mir richtig klar. Als ich nun wußte, was sie wollte, setzte ich meinen Helm auf einen Stuhl und zeigte ihr, daß een Dragoner nie zurückweicht, Herr Rittmeister. Alors ell' se fit comprendre ouvertement par des manifestations. Quand j'vis de quoi il s'agissait, je posai mon casque sur une chaise; et je lui montrai que dans les dragons on ne recule jamais, mon cap'taine.
's war nicht eben schön, denn die Privata war kein Jüngling mehr. Aber da darf man nicht zu sehr drauf sehen, Draht macht sich rar heutzutage. Und dann muß man doch auch die Familie unterstützen. Ich sagte mir: »Für'n Vater fallen ooch noch'n hundert Fünfer ab.« Ce n'est pas que ça me disait beaucoup, car la particulière n'était pas dans sa primeur. Mais y ne faut pas se montrer trop regardant dans le métier, vu que les picaillons sont rares. Et puis on a de la famille qu'il faut soutenir. Je me disais: «Y aura cent sous pour le père, là-dessus.»
Als die Schinderei zu Ende war, Herr Rittmeister, macht ich mich fertig zu gehen. Sie wollte gern, daß ich noch'n bissel bleiben sollte, aber ich sagte ihr : »Jedem sein Recht, meine Dame, een Gläschen voll kostet zwei Fünfer, und zwei Gläschen kostet vier Fünfer!« Quand la corvée a été faite, mon cap'taine, je me suis mis en position de me retirer. Elle aurait bien voulu que je ne parte pas sitôt. Mais je lui dis: «Chacun son dû, madame. Un p'tit verre ça coûte deux sous, et deux p'tits verres, ça coûte quatre sous.»
Das sah se ein und drückt mir'n kleines Goldstück zu zehnen in die Hand. Das paßte mir nu nich, die Münze, das verliert sich so in der Tasche, und wenn die Hosen nicht gut genäht sind, findet man's im Stiebel wieder, oder gar nich! Ell' comprit bien le raisonnement et me mit un p'tit napoléon de dix balles au fond de la main. Ça ne m'allait guère, c'te monnaie-là, parce que ça vous coule dans la poche, et quand les pantalons ne sont pas bien cousus, on la retrouve dans ses bottes, ou bien on ne la retrouve pas.
Wie ich nun so das gelbe Siegellack angucke und mir die Geschichte überlege, merkt se's wird rot denkt was ganz falsches und fragt mich: Alors que je regardais ce pain à cacheter jaune en me disant ça, ell' me contemple; et puis ell' devient rouge, et ell' se trompe sur ma physionomie, et ell' me demande:
»Du willst wohl mehr haben?« «Est-ce que tu trouves que c'est pas assez?»
Ich spreche: Je lui réponds:
»Das nich grade, meine Dame, aber wenn Sie's sonst paßt, möcht' ich lieber zwei einzelne Stücke.« «Ce n'est pas précisément ça, madame, mais, si ça ne vous faisait rien, j'aimerais mieux deux pièces de cent sous.»
Die kriegt ich und ich ging. Ell' me les donna et je m'éloignai.
Na, das geht nun so achtzehn Monate, Herr Rittmeister. Jeden Dienstag abend mach' ich hin, wenn der Herr Rittmeister mir Urlaub giebt. Das hat se lieber, weil dann ihr Mädchen schon schläft. Or, voilà dix-huit mois que ça dure mon cap'taine. J'y vas tous les mardis, le soir, quand vous consentez à me donner permission. Elle aime mieux ça, parce que sa bonne est couchée.
Na, also letzte Woche is mir nich ganz hiebsch, und ich muß mal's Lazarett näher angucken. Der Dienstag kommt -- keine Möglichkeit rauszukommen. Und ich ärgere mich schief wegen der zehn Franken, an die ich gewöhnt bin. Or donc, la semaine dernière, je me trouvai indisposé; et il me fallut tâter de l'infirmerie. Le mardi arrive, pas moyen de sortir; et je me mangeais les sangs par rapport aux dix balles dont je me trouve accoutumé.
Ich sage mir: »Wenn keiner hingeht, bin ich der Lackierte, dann nimmt sie sicher 'n Artilleristen!« Und das empörte mich. Je me dis: «Si personne y va, je suis rasé; qu'elle prendra pour sûr un artilleur.» Et ça me révolutionnait.
Da frage ich Paumelle, der mein Landser is, und sage ihm : »Hundert Fünfer für dich, hundert für mich, abgemacht?« Alors, je fais demander Paumelle, que nous sommes pays; et je lui dis la chose: «Y aura cent sous pour toi, cent sous pour moi, c'est convenu.»
»Stimmt!« sagt er und is fort. Ich hatten genau Instruktion gegeben. Er klingelt, sie macht auf, läßt 'n rein, guckt 'n nich genauer an und merkt nich, daß 's nich derselbe is. Y consent, et le vl'à parti. J'y avais donné les renseignements. Y frappe; ell' ouvre; ell' le fait entrer; ell' l'y regarde pas la tête et s'aperçoit point qu' c'est pas le même.
Herr Rittmeister wissen: Dragoner ist Dragoner und im Helm sind se nich auseinanderzukennen. Vous comprenez, mon cap'taine, un dragon et un dragon, quand ils ont le casque, ça se ressemble.
Aber auf einmal merkt se die Schiebung und fragt wütend : Mais soudain, elle découvre la transformation, et ell' demande d'un air de colère:
»Wer sind Sie? Was wollen Sie. Ich, ich kenne Sie nicht!« «Qu'est-ce que vous êtes? Qu'est-ce que vous voulez? Je ne vous connais pas, moi?»
Da erklärt ihr Paumelle die Geschichte, mir is nich hiebsch und ich hab'n als Ersatzmann geschickt. Alors Paumelle s'explique. Il démontre que je suis indisposé et il expose que je l'ai envoyé pour remplaçant.
Sie guckt ihn an, läßt ihn auch schwören zu schweigen und nimmt ihn natürlich an, indem nämlich der Paumelle ooch nich übel is. Elle le regarde, lui fait aussi jurer le secret, et puis elle l'accepte, comme bien vous pensez, vu que Paumelle n'est pas mal aussi de sa personne.
Aber als der Hund wiederkommt, Herr Rittmeister, will er mir meine hundert Fünfer nich geben …. Wenn's nur für mich gewesen wäre, hätt ich kein Wort verloren, aber es war doch für 'n Vater, und da soll er keene Geschichten machen! Mais quand ce limier-là fut revenu, mon cap'taine, il ne voulait plus me donner mes cent sous. Si ça avait été pour moi, j'aurais rien dit, mais c'était pour le père; et là-dessus, pas de blague.
Ich sage ihm: Je lui dis:
»Das ist nicht kameradschaftlich für 'n Dragoner, du machst unserer Uniform keine Ehre!« «T'es pas délicat dans tes procédés, pour un dragon; que tu déconsidères l'uniforme.»
Da hat er angefangen, Herr Rittmeister, indem er sagte die Schinderei wäre mehr wert als doppelt so viel. Il a levé la main, mon cap'taine, en disant que c'te corvée-là, ça valait plus du double.
Jeder hat seine Meinung. Da mußt' er's nich übernehmen. Ich hab' ihm die Faust unter die Nase gehalten. Herr Rittmeister wissen das übrige.« Chacun son jugement, pas vrai? Fallait point qu'il accepte. J'y ai mis mon poing dans le nez. Vous avez connaissance du reste.
Rittmeister d'Anglemare weinte vor Lachen, als er mir die Geschichte erzählte, aber er ließ mich auch versprechen Stillschweigen zu bewahren, wie er es den beiden Dragonern zugesagt, indem er schloß: »Verraten Sie mich aber nicht, behalten Sie alles für sich, Ihr Wort?« Le capitaine d'Anglemare riait aux larmes en me disant l'histoire. Mais il m'a fait aussi jurer le secret qu'il avait garanti aux deux soldats. Surtout, n'allez pas me trahir, gardez ça pour vous, vous me le promettez?
»O, haben Sie keine Angst. Aber nun sagen Sie mal was ist denn noch draus geworden?« —Oh! ne craignez rien. Mais comment tout cela s'est-il arrangé en définitive?
»Wieso? Also ganz kurz: Die alte Bonderoi behält beide Dragoner, indem sie jedem seinen Tag reserviert. So sind alle zufrieden.« —Comment? Je vous le donne en mille!... La mère Bonderoi garde ses deux dragons, en leur réservant chacun leur jour. De cette façon, tout le monde est content.
»Na, die ist günstig!« —Oh! elle est bien bonne, bien bonne!
»Und die alten Eltern haben was zu beißen. Die Tugend siegt!« —Et les vieux parents ont du pain sur la planche. La morale est satisfaite.
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