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Maupassant - zweisprachige Ausgaben

Guy de Maupassant: Maupassant - zweisprachige Ausgaben - Liebesworte
Quellenangabe
generator2sprach.xsl
modified20080628
typenovelette
authorGuy de Maupassant
titleLiebesworte
booktitleGesammelte Werke
volume1
printrun13. und 14. Tausend
publisherDeutsche Verlagsanstalt
year1924
translatorGeorg Freiherr von Ompteda
senderhille@abc.de
created20040608
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Guy de Maupassant

Liebesworte

Sonntag. Dimanche.
Mein geliebtes dickes Hähnchen! Mon gros coq chéri,
Du schreibst mir nicht, ich sehe Dich nicht, Du kommst nie. Liebst Du mich denn nicht mehr? Warum? Was habe ich gethan? Meine einzige Liebe, ich flehe Dich an, sage es mir. Ich liebe Dich ja so sehr, so sehr, so sehr! Ich möchte Dich immer bei mir haben, Dich küssen den ganzen Tag und Dir alle Kosenamen geben, mein Herzchen, mein geliebter Kater, die mir einfallen. Ich bete Dich an, ich bete Dich an, ich bete Dich an, mein schönstes Hähnchen! Dein Puttchen Tu ne m'écris pas, je ne te vois plus, tu ne viens jamais. Tu as donc cessé de m'aimer? Pourquoi? Qu'ai-je fait? Dis-le moi je t'en supplie, mon cher amour! Moi, je t'aime tant, tant, tant! Je voudrais t'avoir toujours près de moi, et t'embrasser tout le jour, en te donnant, ô mon coeur, mon chat aimé; tous les noms tendres qui me viendraient à la pensée. Je t'adore, je t'adore, je t'adore, ô mon beau coq. Ta poulette.
Sophie. Sophie.
Montag. Lundi.
Meine liebe Freundin! Ma chère amie,
Du wirst nicht eine Silbe von dem verstehen, was ich Dir zu sagen habe. Das thut nichts. Wenn mein Brief zufällig einer anderen Frau unter die Augen kommen sollte, wird er ihr vielleicht nützlich sein. Tu ne comprendras absolument rien à ce que je vais te dire. N'importe. Si ma lettre tombe, par hasard, sous les yeux d'une autre femme, elle lui sera peut-être profitable.
Wenn Du taub gewesen wärest und stumm, hätte ich Dich sicherlich lange, lange Zeit geliebt. Das Unheil kommt nur daher, daß Du sprichst! Nur daher. Ein Dichter hat gesagt: Si tu avais été sourde et muette, je t'aurais sans doute aimée longtemps, longtemps. Le malheur vient de ce que tu parles; voilà tout. Un poète a dit:
"Alltäglich Instrument, auch in des Glückes Tagen,
Warst Du, darauf mein Bogen Siegerweisen sang.
Wie Lautenton auf hohlem Holz angeschlagen,
So auch mein Lied aus deines Herzens Leere klang."
Tu n'as jamais été dans tes jours les plus rares
Qu'un banal instrument sous mon archet vainqueur,
Et comme un air qui sonne au bois creux des guitares,
J'ai fait chanter mon rêve au vide de ton coeur.
Siehst Du, wenn man liebt, macht man immer Lieder, aber wenn die Lieder klingen sollen, dürfen Sie nicht unterbrochen werden. Nun -- wenn man spricht während man sich küßt, unterbricht man immerfort den erdentrückten Traum der Seelen, falls man nicht erhabene Worte findet, und erhabene Worte entspringen nicht dem Köpfchen hübscher Mädchen. En amour, vois-tu, on fait toujours chanter des rêves; mais pour que les rêves chantent, il ne faut pas qu'on les interrompe. Or, quand on parle entre deux baisers, on interrompt toujours le rêve délirant que font les âmes, à moins de dire des mots sublimes; et les mots sublimes n'éclosent pas dans les petites caboches des jolies filles.
Du verstehst keine Silbe, nicht wahr? Desto besser. Ich fahre fort. Du bist ohne Zweifel eine der reizendsten, entzückendsten Frauen, die ich je gesehen. Tu ne comprends rien, n'est-ce pas? Tant mieux. Je continue. Tu es assurément une des plus charmantes, une des plus adorables femmes que j'aie jamais vues.
Giebt es träumerischere Augen auf dieser Erde als die Deinen? Augen in denen mehr unbekannte Verheißungen ruhen, mehr unendliche Liebe? Ich glaube nein. Und wenn Dein Mund lächelt mit seinen zwei runden Lippen und Deine glänzenden Zähnchen zeigt, dann denkt man diesem reizenden Mündchen werde unsägliche Musik entströmen, etwas Liebliches, Süßes, das einem Thränen entlockt. Est-il sur la terre des yeux qui contiennent plus de SONGE que les tiens, plus de promesses inconnues, plus d'infini d'amour? Je ne le crois pas. Et quand ta bouche sourit avec ses deux lèvres rondes qui montrent tes dents luisantes, on dirait qu'il va sortir de cette bouche ravissante une ineffable musique, quelque chose d'invraisemblablement suave, de doux à faire sangloter.
Dann nennst Du mich kaltlächelnd: »Angebetetes dickes Kaninchen!« Und plötzlich ist es mir, als könnte ich in Dich hineinschauen, als sähe ich Deine Seele, das liebe Seelchen einer hübschen, kleinen Frau, hübsch, aber … und das stört mich, weißt Du das stört mich sehr. Ich sähe lieber nichts. Alors tu m'appelles tranquillement: «Mon gros lapin adoré.» Et il me semble tout à coup que j'entre dans ta tête, que je vois fonctionner ton âme, ta petite âme de petite femme jolie, jolie, mais... et cela me gêne, vois-tu, me gêne beaucoup. J'aimerais mieux ne pas voir.
Du verstehst immer noch kein Wort, nicht wahr? Darauf rechne ich. Tu continues à ne point comprendre, n'est-ce pas? J'y comptais.
Weißt Du noch wie Du das erste Mal zu mir gekommen bist? Rasch tratest Du ein und ein Duft von Veilchen umströmte Dich. Wir haben uns lautlos lange angesehen, dann geküßt wie irrsinnig … dann … dann bis zum andern Tage sprachen wir nicht. Te rappelles-tu la première fois que tu es venue chez moi? Tu es entrée brusquement avec une odeur de violette envolée de tes jupes; nous nous sommes regardés longtemps sans dire un mot, puis embrassés comme des fous... puis... puis jusqu'au lendemain nous n'avons point parlé.
Aber als wir uns trennten, zitterten unsere Hände und unsere Augen haben sich Dinge gesagt, Dinge … die keine Sprache spricht. So dachte ich wenigstens. Und als Du gingest, hast Du leise geflüstert: »Auf Wiedersehn!« Das war alles, und Du ahnst nicht in welcher Zauberstimmung Du mich zurückgelassen, was alles mir zu erraten blieb. Mais, quand nous nous sommes quittés, nos mains tremblaient et nos yeux se disaient des choses, des choses... qu'on ne peut exprimer dans aucune langue. Du moins, je l'ai cru. Et tout bas, en me quittant, tu as murmuré: «A bientôt!»—Voilà tout ce que lu as dit; et tu ne t'imagineras jamais quel enveloppement de rêve tu me laissais, tout ce que j'entrevoyais, tout ce que je croyais deviner en ta pensée.
Siehst Du, armes Kind, für einen Mann, der nicht beschränkt ist, ein wenig verfeinert, der ein bißchen über den Dingen steht, für den ist die Liebe so zart gewebt, daß ein Hauch sie zerbläst. Wenn ihr Frauen liebt, faßt ihr die Lächerlichkeit mancher Dinge nicht, und die unfreiwillige Komik mancher Ausdrücke, entgeht euch. Vois-tu, ma pauvre enfant, pour les hommes pas bêtes, un peu raffinés, un peu supérieurs, l'amour est un instrument si compliqué qu'un rien le détraque. Vous autres femmes, vous ne percevez jamais le ridicule de certaines choses quand vous aimez, et le grotesque des expressions vous échappe.
Warum wirkt dasselbe Wort, das eine kleine Frau von dunklem Teint gebrauchen darf, unrettbar falsch und lächerlich im Munde einer großen Blonden? Warum steht die schmeichelnde Geberde dieser, jener nicht? Warum wird uns der einen reizende Zärtlichkeit lästig bei der anderen? Warum? Weil in allen Dingen, vor allem aber in der Liebe, vollkommene Übereinstimmung herrschen muß. Bewegung, Stimme, Wort und Liebesbeweis muß passen zu der die handelt, spricht und liebkost, muß stimmen zu ihrem Alter, zu ihrer Gestalt, zur Farbe ihres Haares, zur Art ihrer Schönheit. Pourquoi une parole juste dans la bouche d'une petite femme brune est-elle souverainement fausse et comique dans celle d'une grosse femme blonde? Pourquoi le geste câlin de l'une sera-t-il déplacé chez l'autre? Pourquoi certaines caresses charmantes de la part de celle-ci seront-elles gênantes de la part de celle-là? Pourquoi? Parce qu'il faut en tout, mais principalement en amour, une parfaite harmonie, une accordance absolue du geste, de la voix, de la parole, de la manifestation tendre, avec la personne qui agit, parle, manifeste, avec son âge, la grosseur de sa taille, la couleur de ses cheveux et la physionomie de sa beauté.
Wenn eine Frau von fünfunddreißig Jahren, der Zeit der großen stürmischen Leidenschaften, sich nur im Geringsten ihre neckische Zärtlichkeit von zwanzig bewahren wollte, wenn sie nicht verstünde, daß sie sich anders ausdrücken muß, anders dreinschauen, anders küssen, daß sie Dido sein soll und nicht mehr Julia, so würde sie unrettbar neun von zehn Liebhabern abstoßen, auch wenn sich jene über den Grund ihrer Abneigung nicht klar wären. Une femme de trente-cinq ans, à l'âge des grandes passions violentes, qui conserverait seulement un rien de la mièvrerie caressante de ses amours de vingt ans, qui ne comprendrait pas qu'elle doit s'exprimer autrement, regarder autrement, embrasser autrement, qu'elle doit être une Didon et non plus une Juliette, écoeurerait infailliblement neuf amants sur dix, même s'ils ne se rendaient nullement compte des raisons de leur éloignement.
Begreifst Du das? -- Nein. -- Das habe ich nicht anders gehofft! Comprends-tu?—-Non.—Je l'espérais bien.
Liebe Freundin, von der Stunde ab, wo Du die Flut deiner Zärtlichkeiten über mich ergossest -- war es für mich aus. A partir du jour où tu as ouvert ton robinet à tendresses, ce fut fini pour moi, mon amie.
Oft küßten wir uns minutenlang in einen Kuß verloren, mit geschlossenen Augen, als entwiche uns etwas durch den Blick, als wollten wir ihn dadurch besser bewahren in dunkler, Leidenschaft durchwühlter Seele. Als sich dann unsere Lippen trennten, sagtest Du lachend, mit hellem Ton: »Das war schön, mein dickes Hundl!« Da hätte ich Dich hauen mögen. Quelquefois nous nous embrassions cinq minutes, d'un seul baiser interminable, éperdu, un de ces baisers qui font se fermer les yeux, comme s'il pouvait s'en échapper par le regard, comme pour les conserver plus entiers dans l'âme enténébrée qu'ils ravagent. Puis, quand nous séparions nos lèvres, tu me disais en riant d'un rire clair: «C'est bon, mon gros chien!» Alors je t'aurais battue.
Dann legtest Du mir nacheinander alle Tier- und Gemüsenamen bei, die Du, denke ich mir in : »Die bürgerliche Küche«, und »Der fertige Gärtner« und »Elemente der Naturgeschichte für die unteren Klassen« gefunden haben magst. Aber das ist noch gar nichts. Die Liebesbrunst ist roh, tierisch und mehr noch, wenn ich mir's überlege. Musset sagt: Car tu m'as donné successivement tous les noms d'animaux et de légumes que lu as trouvés sans doute dans la _Cuisinière bourgeoise_, le _Parfait jardinier_ et les _Éléments d'histoire naturelle à l'usage des classes inférieures_. Mais cela n'est rien encore. La caresse d'amour est brutale, bestiale, et plus, quand on y songe. Musset a dit:
"Noch immer denke ich der fürchterlichen Krämpfe,
Der Küsse stumm, der Sehnen fiebernd angestrengt,
Versunken alles, totbleich, Zahn auf Zahn gezwängt.
Sind sie vom Himmel nicht, sind's Höllenkämpfe …"
Je me souviens encore de ces spasmes terribles,
De ces baisers muets, de ces muscles ardents,
De cet être absorbé, blême et serrant les dents.
S'il ne sont pas divins, ces moments sont horribles
Aber wunderliche! … … Ach mein armes Kind, welcher Possengeist, welch gottlose Stimmung konnte Dir bloß Deine -- Schlußworte einblasen! ou grotesques!... Oh! ma pauvre enfant, quel génie farceur, quel esprit pervers, te pouvait donc souffler tes mots... de la fin?
Ich habe sie gesammelt, aber ich liebe Dich zu sehr, um sie Dir zu zeigen. Je les ai collectionnés, mais, par amour pour toi, je ne les montrerai pas.
Und dann hast Du wirklich kein Glück entwickelt und brachtest es fertig ein überschwängliches : »Ich liebe Dich!« loszulassen bei gewissen so eigentümlich gewählten Gelegenheiten, daß ich an mich halten mußte, um nicht herauszuplatzen. Es giebt Angenblicke, wo dieses »Ich liebe Dich« so wenig am Platze ist, daß es geradezu unpassend wirkt. Merke Dir das. Et puis tu manquais vraiment d'à-propos, et tu trouvais moyen de lâcher un «_Je t'aime!_» exalté en certaines occasions si singulières, qu'il me fallait comprimer de furieuses envies de rire. Il est des instants où cette parole-là «_Je t'aime! _» est si déplacée qu'elle en devient inconvenante, sache-le bien.
Aber Du verstehst mich ja doch nicht. Mais tu ne me comprends pas.
Auch andere Frauen werden mich nicht verstehen und mich für albern halten. Übrigens ist mir das gleich. Hungrige essen gierig, aber Feinschmecker sind leicht angeekelt und zeigen oft wegen einer Kleinigkeit unüberwindlichen Widerwillen. Mit der Liebe geht es wie mit den. Essen. Bien des femmes aussi ne me comprendront point et, me jugeront stupide. Peu m'importe, d'ailleurs. Les affamés mangent en gloutons, mais les délicats sont dégoûtés, et ils ont souvent, pour peu de chose, d'invincibles répugnances. Il en est de l'amour comme de la cuisine.
Eines zum Beispiel begreife ich nicht. Es giebt Frauen, die genau das Verführerische feiner gestickter Strümpfe kennen, den Reiz von Farbenzusammenstellungen, den Zauber kostbarer im Innersten der Toilette verborgener Spitzen, die aufregende Wirkung des geheimen Luxus, geschmackvoller Unterkleider, kurz aller Feinheiten weiblicher Eleganz. Und doch begreifen sie den unüberwindlichen Widerwillen nicht, den uns Ausrufe am falschen Fleck oder alberne Zärtlichkeiten einflößen. Ce que je ne comprends pas, par exemple, c'est que certaines femmes qui connaissent si bien l'irrésistible séduction des bas de soie fins et brodés, et le charme exquis des nuances, et l'ensorcellement des précieuses dentelles cachées dans la profondeur des toilettes intimes, et la troublante saveur du luxe secret, des dessous raffinés, toutes les subtiles délicatesses des élégances féminines, ne comprennent jamais l'irrésistible dégoût que nous inspirent les paroles déplacées ou niaisement tendres.
Ein derbes Wort thut oft Wunder, bringt das Blut in Wallung, läßt das Herz schneller schlagen. Solch ein Wort ist erlaubt zur Stunde des Gefechts. Aber man muß auch schweigen können und zu gewissen Augenblicken Paul de Kock-Redensarten vermeiden. Un mot brutal, parfois, fait merveille, fouette la chair, fait bondir le coeur. Ceux-là sont permis aux heures de combat. Celui de Cambronne n'est-il pas sublime? Rien ne choque qui vient à temps. Mais il faut aussi savoir se taire, et éviter en certains moments les phrases à la Paul de Kock.
Ubrigens schicke ich Dir einen heißen Kuß unter der Bedingung, daß Du schweigst. Et je t'embrasse passionnément, à condition que tu ne diras rien.
René René.
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