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Maupassant - zweisprachige Ausgaben

Guy de Maupassant: Maupassant - zweisprachige Ausgaben - Erwacht
Quellenangabe
generator2sprach.xsl
modified20080628
typenovelette
authorGuy de Maupassant
titleErwacht
booktitleGesammelte Werke
volume1
printrun13. und 14. Tausend
publisherDeutsche Verlagsanstalt
year1924
translatorGeorg Freiherr von Ompteda
senderhille@abc.de
created20040608
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Guy de Maupassant

Erwacht

Réveil

Seit drei Jahren war sie verheiratet und hatte seitdem noch nie das Thal von Ciré verlassen, in dem ihr Mann zwei Spinnereien besaß. Ruhig, kinderlos, glücklich lebte sie dahin in ihrem unter Bäumen versteckten, von den Arbeitern »das Schloß« genannten Hause. Depuis trois ans qu'elle était mariée, elle n'avait point quitté le val de Ciré, où son mari possédait deux filatures. Elle vivait tranquille, sans enfants, heureuse dans sa maison cachée sous les arbres, et que les ouvriers appelaient «le château».
Herr Vassun, der viel älter war als sie, war ein guter Mann. Sie hatte ihn gern und nie war ihr ein böser Gedanke gekommen. Den ganzen Sommer brachte ihre Mutter in Ciré zu, sobald die ersten Blätter von den Bäumen fielen kehrte sie nach Paris zurück, um dort den Winter zu verleben. M. Vasseur, bien plus vieux qu'elle, était bon. Elle l'aimait; et jamais une pensée coupable n'avait pénétré dans son coeur. Sa mère venait passer tous les étés à Ciré, puis retournait s'installer à Paris pour l'hiver, dès que les feuilles commençaient à tomber.
Jeanne hustete immer ein wenig, wenn der Herbst kam. Dann stiegen fünf Monate hindurch die Nebel aus dem engen Thal, das ein Fluß durchschlängelte. Erst wogten leichte Dünste über die Wiesen und machten alles einem großen Teiche gleich, aus dem die Dächer der Häuser ragten. Dann schwollen die weißen Wolken flutartig an, umhüllten alles und machten das Thal zum Spuklande, in dem die Menschen wie Schatten umhergeisterten ohne auf zehn Schritt einander zu erkennen. Die dunstumwogten Bäume ragten förmlich beschlagen aus der Nässe. Chaque automne Jeanne toussait un peu. La vallée étroite où serpentait la rivière s'embrumait alors pendant cinq mois. Des brouillards légers flottaient d'abord sur les prairies, rendant tous les fonds pareils à un grand étang d'où émergeaient les toits des maisons. Puis cette nuée blanche, montant comme une marée, enveloppait tout, faisait de ce vallon un pays de fantômes où les hommes glissaient comme des ombres sans se reconnaître à dix pas. Les arbres, drapés de vapeurs, se dressaient, moisis dans cette humidité.
Wer auf den einschließenden Rücken schritt und das Thal betrachtete,. sah aus den in Höhe der Hügel gelagerten Dünsten, die beiden riesigen Essen der Werke des Herrn Vassun auftauchen, die Tag und Nacht zwei Schlangen schwarzen Rauches zum Himmel spieen. Mais les gens qui passaient sur les côtes voisines, et qui regardaient le trou blanc de la vallée, voyaient surgir au-dessus des brumes accumulées au niveau des collines, les deux cheminées géantes des établissements de M. Vasseur, qui vomissaient nuit et jour à travers le ciel deux serpents de fumée noire.
Das war das einzige Lebenszeichen aus dem Loche, das ausschaute, als sei es mit Watteflocken angefüllt. Cela seul indiquait qu'on vivait dans ce creux qui semblait rempli d'un nuage de coton.
Als nun dieses Jahr der Oktober wiederkehrte riet der Arzt der jungen Frau, sie möchte doch den Winter in Paris bei ihrer Mutter verleben, denn die Luft im Thal könnte ihrer Lunge schaden. Or, cette année-là, quand revint octobre, le médecin conseilla à la jeune femme d'aller passer l'hiver à Paris chez sa mère, l'air du vallon devenant dangereux pour sa poitrine.
Sie ging. Elle partit.
Während der ersten Monate dachte sie fortwährend an ihr Haus, das sie verlassen. Daran hing sie mit allen Fasern der Gewohnheit, seine Einrichtung war ihr vertraut und das stille Dasein dort. Dann gewöhnte sie sich an das neue Leben, fand Geschmack an Festen, Diners, Soiréen und Bällen. Pendant les premiers mois elle pensa sans cesse à la maison abandonnée où s'étaient enracinées ses habitudes, dont elle aimait les meubles familiers et l'allure tranquille. Puis elle s'accoutuma à sa vie nouvelle et prit goût aux fêtes, aux dîners, aux soirées, à la danse.
Bis dahin hatte sie sich ihr Mädchenwesen bewahrt, etwas unentschlossenes, schläfriges, einen etwas schleppenden Gang, ein ein wenig müdes Lächeln. Nun wurde sie lebhaft, heiter, vergnügungssüchtig. Man schnitt ihr die Kur. Das Gerede der Herren machte ihr Spaß. Sie spielte mit ihren Huldigungen, im Gefühl ihrer Sicherheit und weil sie nach ihren Eheerfahrungen genug hatte von der Liebe. Elle avait conservé jusque-là ses manières de jeune fille, quelque chose d'indécis et d'endormi, une marche un peu traînante, un sourire un peu las. Elle devint vive, gaie, toujours prête aux plaisirs. Des hommes lui firent la cour. Elle s'amusait de leurs bavardages, jouait avec leurs galanteries, sûre de sa résistance, un peu dégoûtée de l'amour par ce qu'elle en avait appris dans le mariage.
Der Gedanke, sich den plumpen Liebkosungen der Herren der Schöpfung hinzugeben, zwang ihr ein mitleidiges Lächeln ab und einen gelinden Schauder. Sie begriff nicht, wie sich Frauen, die an ihren rechtmäßigen Gatten gebunden waren, dazu hergeben konnten sich von einem Fremden eine entehrende Berührung gefallen zu lassen. Ihren Mann hätte sie noch zärtlicher geliebt, wenn sie wie zwei Freunde miteinander gelebt hätten, und sich mit dem keuschen Kuß eines Seelenbundes begnügt. La pensée de livrer son corps aux grossières caresses de ces êtres barbus la faisait rire de pitié et frissonner un peu de répugnance. Elle se demandait avec stupeur comment des femmes pouvaient consentir à ces contacts dégradants avec des étrangers, alors qu'elles y étaient déjà contraintes avec l'époux légitime. Elle eût aimé plus tendrement son mari s'ils avaient vécu comme deux amis, s'en tenant aux chastes baisers qui sont les caresses des âmes.
Aber all diese Artigkeiten machten ihr Spaß, diese Augen, die Wünsche äußerten, die sie gar nicht teilte, diese offenen Anträge, diese Erklärungen in's Ohr, wenn es vom Diner in den Salon zurückging, diese so leise gestammelten Worte, daß man sie beinahe erraten mußte, und die sie doch ganz kalt ließen an Leib und Seele, wenn sie auch heimlich ihrer Coquetterie schmeichelten und in ihrem Herzen ein zufriedenes Feuer entfachten, daß sich ihre Lippen färbten, ihr Auge glänzte, und ihre geschmeichelte Weibesseele leise zusammenschauerte. Mais elle s'amusait beaucoup des compliments, des désirs apparus dans les yeux et qu'elle ne partageait point, des attaques directes, des déclarations jetées dans l'oreille quand on repassait au salon après les fins dîners, des paroles balbutiées si bas qu'il les fallait presque deviner, et qui lui laissaient la chair froide, le coeur tranquille, tout en chatouillant sa coquetterie inconsciente, en allumant au fond d'elle une flamme de contentement, en faisant s'épanouir sa lèvre, briller son regard, frissonner son âme de femme à qui les adorations sont dues.
Sie liebte diese Zwiegespräche abends am Feuer im dunkelnden Salon, wo die Männer bitten, stammeln, zittern, niederfallen auf's Knie. Ihr war es eine neue ungeahnte Freude, diese Leidenschaft zu sehen, die sie nicht berührte, »nein« zu sagen durch Wink und Wort, die Hand zurückzuziehen, aufzustehen, kaltlächelnd nach der Lampe zu klingeln und mit anzusehen, wie der, der ihr zu Füßen gelegen, sich bestürzt und wütend erhob, wenn er den Diener kommen hörte. Elle aimait ces tête-à-tête des soirs tombants, au coin du feu, dans le salon déjà sombre, alors que l'homme devient pressant, balbutie, tremble et tombe à genoux. C'était pour elle une joie exquise et nouvelle de sentir cette passion qui ne l'effleurait pas, de dire non de la tête et des lèvres, de retirer ses mains, de se lever, et de sonner avec sang-froid pour demander les lampes, et de voir se redresser confus et rageant, en entendant venir le valet, celui qui tremblait à ses pieds.
Sie hatte ein trockenes Lachen, das die heißen Beteuerungen erstarren ließ, harte Worte, die wie ein Guß kalten Wassers auf die glühenden Versicherungen fielen, und einen Ton der den hätte in den Tod treiben müssen, der sie bis zur Raserei liebte. Elle avait des rires secs qui glaçaient les paroles brûlantes, des mots durs tombant comme un jet d'eau glacée sur les protestations ardentes, des intonations à faire se tuer celui qui l'eût adorée éperdument.
Zwei junge Männer vor allem verfolgten sie hartnäckig. Beide ganz voneinander verschieden. Deux jeunes gens surtout la poursuivaient avec obstination. Ils ne se ressemblaient guère.
Der eine, Herr Paul Péronel, war ein großer eleganter Mensch, galant und verwegen, ein Glückspinsel, der zu warten verstand um den rechten Augenblick zu fassen. L'un, M. Paul Péronel, était un grand garçon mondain, galant et hardi, homme à bonnes fortunes, qui savait attendre et choisir ses heures.
Herr d'Avancelle, der andere zitterte, wenn er sich ihr nahte, wagte kaum seine Zuneigung zu zeigen, folgte ihr aber wie ihr Schatten, indem er durch verliebte Blicke und durch seine fortwährende Gegenwart seine stillen Wünsche verriet. L'autre, M. d'Avancelle, frémissait en l'approchant, osait à peine deviner sa tendresse, mais la suivait comme son ombre, disant son désir désespéré par des regards éperdus et par l'assiduité de sa présence auprès d'elle.
Den ersten nannte sie »Kapitän Fracassa!« den anderen »das treue Schaf«. Und das treue Schaf machte sie zu einer Art von Sklaven, der ihr folgte auf Schritt und Tritt und den sie sozusagen als Diener benutzte. Elle appelait le premier le «Capitaine Fracasse» et le second «Mouton Fidèle»; elle finit par faire de celui-ci une sorte d'esclave attaché à ses pas, dont elle usait comme d'un domestique.
Hätte ihr einer gesagt, sie liebte ihn, so würde sie laut aufgelacht haben. Elle eût bien ri si on lui eût dit qu'elle l'aimerait.
Und doch liebte sie ihn auf eigene Art. Da sie ihn fortwährend um sich sah, hatte sie sich an seine Stimme, an seine Bewegungen, an sein ganzes Wesen gewöhnt, wie man sich eben an die Menschen gewöhnt, mit denen man zusammenlebt. Elle l'aima pourtant d'une singulière façon. Comme elle le voyait sans cesse, elle avait pris l'habitude de sa voix, de ses gestes, de toute l'allure de sa personne, comme on prend l'habitude de ceux près de qui on vit continuellement.
Oft träumte sie von ihm, so wie er im Leben war, milde, zart, ihr ganz ergeben. Und beim Erwachen fühlte sie sich noch ganz im Traum, glaubte noch seine Stimme zu hören und ihn bei sich zu fühlen. So saß sie einmal (vielleicht lag sie im Fieber) mit ihm allein unter Bäumen im Grase. Bien souvent en ses rêves son visage la hantait; elle le revoyait tel qu'il était dans la vie, doux, délicat, humblement passionné; et elle s'éveillait obsédée du souvenir de ces songes, croyant l'entendre encore, et le sentir près d'elle. Or, une nuit (elle avait la fièvre peut-être), elle se vit seule avec lui, dans un petit bois, assis tous deux sur l'herbe.
Er sagte ihr Schmeicheleien, hielt ihre Hände und küßte sie. -- Sie fühlte die Wärme seiner Hand und den Hauch seines Mundes, und strich ihm, als müßte es so sein, das Haar. Il lui disait des choses charmantes en lui pressant les mains et les baisant. Elle sentait la chaleur de sa peau et le souffle de son haleine; et, d'une façon naturelle, elle lui caressait les cheveux.
Und wie man im Traume ein anderer ist, als in der Wirklichkeit, so war sie zärtlich gegen ihn, in stiller, tiefer Neigung, glücklich seine Stirne zu berühren und ihn an sich zu ziehen. On est, dans le rêve, tout autre que dans la vie. Elle se sentait pleine de tendresse pour lui, d'une tendresse calme et profonde, heureuse de toucher son front et de le tenir contre elle.
Allmählich umarmte er sie, küßte ihr Wangen und Augen. Sie wehrte sich nicht. Ihre Lippen begegneten sich. Sie ward sein. Peu à peu il l'enlaçait de ses bras, lui baisait les joues et les yeux sans qu'elle fit rien pour lui échapper, et leurs lèvres se rencontrèrent. Elle s'abandonna.
Und eine Sekunde überströmte sie -- wie die Wirklichkeit es nicht kennt -- ein übermenschliches Glück, ideal und sinnlich, zum wahnsinnig werden, daß sie es nie vergaß. Ce fut (la réalité n'a pas de ces extases), ce fut une seconde d'un bonheur suraigu et surhumain, idéal et charnel, affolant, inoubliable.
Zitternd, rasend wachte sie auf und fühlte sich so von ihm gefangen und in Banden geschlagen, daß sie nicht wieder einschlafen konnte. Elle s'éveilla, vibrante, éperdue, et ne put se rendormir, tant elle se sentait obsédée, possédée toujours par lui.
Als sie ihn wieder sah, der keine Ahnung hatte von dem was er angerichtet, fühlte sie die Röte in ihre Wangen steigen. Und während er ihr schüchtern von seiner Liebe erzählte, dachte sie unausgesetzt, ohne den Gedanken los werden zu können, an ihren seligen Traum. Et quand elle le revit, ignorant du trouble qu'il avait produit, elle se sentit rougir; et pendant qu'il lui parlait timidement de son amour, elle se rappelait sans cesse, sans pouvoir rejeter cette pensée, elle se rappelait l'enlacement délicieux de son rêve.
Sie liebte ihn, liebte ihn mit seltsamer Neigung, raffiniert und wollüstig immer an ihren Traum denkend, obwohl sie Angst hatte vor der Erfüllung der Sehnsucht ihrer Seele. Elle l'aima, elle l'aima d'une étrange tendresse, raffinée et sensuelle, faite surtout du souvenir de ce songe, bien qu'elle redoutât l'accomplissement du désir qui s'était éveillé dans son âme.
Endlich merkte er es. Sie gestand ihm alles, sogar die Furcht, die sie vor seiner Liebe empfand, und ließ ihn schwören sie zu schonen. Il s'en aperçut enfin. Et elle lui dit tout, jusqu'à la peur qu'elle avait de ses baisers. Elle lui fit jurer qu'il la respecterait.
Er schonte sie. Lange Stunden überschwenglicher Liebe lebten sie miteinander, wo nur die Seelen sich umschlangen. Entnervt, kraftlos, wie im Fieber trennten sie sich dann. Il la respecta. Ils passaient ensemble de longues heures d'amour exalté, où les âmes seules s'étreignaient. Et ils se séparaient ensuite énervés, défaillants, enfiévrés.
Mitunter fanden sich ihre Lippen und mit geschlossenen Augen genossen sie diese lange, dennoch keusche Umarmung. Leurs lèvres parfois se joignaient; et, fermant les yeux, ils savouraient cette caresse longue, mais chaste quand même.
Sie wußte, daß sie nicht mehr lange fest bleiben würde, und da sie nicht fallen wollte, schrieb sie ihrem Mann, sie möchte zu ihm zurückkehren um ihr stilles. einsames Leben wieder aufzunehmen. Elle comprit qu'elle ne résisterait plus longtemps; et, comme elle ne voulait pas faillir, elle écrivit à son mari qu'elle désirait retourner près de lui et reprendre sa vie tranquille et solitaire.
Er schrieb ihr einen trefflichen Brief, in dem er ihr widerriet mitten im Winter zurückzukehren, und sich dieser jähen Lustveränderung, den eisigen Thalnebeln auszusetzen. Il répondit une lettre excellente, en la dissuadant de revenir en plein hiver, de s'exposer à ce brusque dépaysement, aux brumes glaciales de la vallée.
Sie war empört und niedergeschmettert über diesen vertrauensseligen Mann, der die Kämpfe ihres Herzens nicht ahnte und nicht begriff. Elle fut altérée et indignée contre cet homme confiant, qui ne comprenait pas, qui ne devinait pas les luttes de son coeur.
Der Februar war mild und freundlich, und wenn sie es auch vermied, lange mit dem »treuen Schaf« allein zu bleiben, so nahm sie doch ab und zu seinen Vorschlag an, in der Dämmerung mit ihm eine Wagenfahrt um den See zu machen. Février était clair et doux, et bien qu'elle évitât maintenant de se trouver longtemps seule avec Mouton Fidèle, elle acceptait parfois de faire en voiture, avec lui, une promenade autour du lac, au crépuscule.
Den Abend schien es, als ob alle Säfte sich in den Bäumen zu neuem Leben regen müßten, so lau war die Luft. Das kleine Coupé fuhr Schritt. Die Nacht sank herab. Eng aneinander geschmiegt saßen sie Hand in Hand, und sie sagte sich: »Nun ist's aus, ganz aus, nun bin ich verloren.« Denn sie fühlte Wünsche in sich aufsteigen, und jenen zwingenden Liebesdurst, ganz wie in ihrem Traum. Immer wieder fanden sich ihre Lippen, hingen aneinander, ließen sich los, um sich wieder zu begegnen. On eût dit ce soir-là que toutes les sèves s'éveillaient, tant les souffles de l'air étaient tièdes. Le petit coupé allait au pas; la nuit tombait; ils se tenaient les mains, serrés l'un contre l'autre. Elle se disait: «C'est fini, c'est fini, je suis perdue», sentant en elle un soulèvement de désirs, l'impérieux besoin de cette suprême étreinte qu'elle avait ressentie si complète en un rêve. Leurs bouches à tout instant se cherchaient, s'attachaient l'une à l'autre, et se repoussaient pour se retrouver aussitôt.
Er wagte es nicht sie in ihre Wohnung hinaufzubegleiten und nahm an der Thür Abschied von ihr, die schwach geworden war und ganz verwirrt. Il n'osa pas la reconduire chez elle, et la laissa sur sa porte, affolée et défaillante.
Oben im Dunkel des kleinen Salons erwartete sie Paul Péronel. M. Paul Péronel l'attendait dans le petit salon sans lumière.
Als er ihre Hand berührte, fühlte er, wie sie im Fieber glühte. Da begann er zart und schmeichelnd mit halblauter Stimme zu ihr zu sprechen und lullte ihre sich verzehrende Seele ein durch süße Liebesworte. Sie hörte ihn an und antwortete nicht. Sie dachte an den anderen, glaubte ihn zu hören, meinte wie im Traum ihn an ihrer Seite zu fühlen. Nur ihn sah sie, für sie gab es keinen andern Mann mehr auf der Welt. Und wenn sie zusammenzuckte bei den drei Worten: »Ich liebe dich«, war es ihr, als ob sie der andere sagte, er ihre Hand küßte, sie an sich preßte, wie eben noch im Wagen, als ob er die berückenden Liebesworte spräche, sie ihn umfaßte, an sich drückte, zu sich zog mit aller Kraft der Seele, mit aller verzweifelten Glut ihres Leibes. En lui touchant la main, il sentit qu'une fièvre la brûlait. Il se mit à causer à mi-voix, tendre et galant, berçant cette âme épuisée au charme de paroles amoureuses. Elle l'écoutait sans répondre, pensant à l'autre, croyant entendre l'autre, croyant le sentir contre elle, dans une sorte d'hallucination. Elle ne voyait que lui, ne se rappelait plus qu'il existait un autre homme au monde; et quand son oreille tressaillait à ces trois syllabes: «Je vous aime», c'était lui, l'autre, qui les disait, qui baisait ses doigts, c'était lui qui serrait sa poitrine comme tout à l'heure dans le coupé, c'était lui qui jetait sur ses lèvres ces caresses victorieuses, c'était lui qu'elle étreignait, qu'elle enlaçait, qu'elle appelait de tout l'élan de son coeur, de toute l'ardeur exaspérée de son corps.
Als sie aus ihrem Rausch erwachte, stieß sie einen furchtbaren Schrei aus. Quand elle s'éveilla de ce songe, elle poussa un cri épouvantable.
Der »Kapitän Fracassa« kniete neben ihr und dankte ihr glühend, während er ihr aufgelöstes Haar mit Küssen bedeckte. Sie rief: »Hinaus! Hinaus! Hinaus!« Le capitaine Fracasse, à genoux près d'elle, la remerciait passionnément en couvrant de baisers ses cheveux dénoués. Elle cria: «Allez-vous-en, allez-vous-en, allez-vous-en!»
Und da er nicht begriff was geschah und sie noch einmal zu umarmen suchte, entwand sie sich ihm und stammelte: »Sie sind ehrlos! Ich hasse Sie! Sie haben mich gestohlen! Hinaus!« Et comme il ne comprenait pas et cherchait à ressaisir sa taille, elle se tordit en bégayant: «Vous êtes infâme, je vous hais, vous m'avez volée, allez-vous-en.»
Bestürzt erhob er sich, nahm seinen Hut und ging. Il se releva, abasourdi, prit son chapeau et s'en alla.
Am andern Tage kehrte sie in das Thal von Ciré zurück. Ihr Mann war überrascht und machte ihr Vorwürfe über diesen unüberlegten Streich. »Ich konnte fern von dir nicht mehr leben !« sagte sie. Le lendemain, elle retournait au Val de Ciré. Son mari, surpris, lui reprocha ce coup de tête. «Je ne pouvais plus vivre loin de toi», dit-elle.
Er fand ihr Wesen verändert, fand sie trauriger als früher, und als er sie fragte: »Was hast du denn? Du scheinst unglücklich zu sein! Hast du irgend einen Wunsch?« antwortete sie: »Nichts. Nur die Träume sind schön im Leben.« Il la trouva changée de caractère, plus triste qu'autrefois; et quand il lui demandait: «Qu'as-tu donc? Tu sembles malheureuse. Que désires-tu?» Elle répondait: «Rien. Il n'y a que les rêves de bons dans la vie.»
Das »treue Schaf« besuchte sie im folgenden Sommer. Mouton Fidèle vint la voir l'été suivant.
Sie begrüßte ihn ohne Verlegenheit und ohne Bedauern, denn sie begriff plötzlich, daß sie ihn nur im Rausch geliebt, aus dem sie Paul Péronel jäh gerissen. Elle le reçut sans trouble et sans regrets, comprenant soudain qu'elle ne l'avait jamais aimé qu'en un songe dont Paul Péronel l'avait brutalement réveillée.
Aber der junge Mann, der Sie noch immer anbetete, wandte sich ab und dachte: »Die Frauen sind wirklich wunderlich, unbegreiflich und sonderbar!« Mais le jeune homme, qui l'adorait toujours, pensait en s'en retournant: «Les femmes sont vraiment bien bizarres, compliquées et inexplicables.»
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