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Ärzte-Briefe aus vier Jahrhunderten

Erich Ebstein: Ärzte-Briefe aus vier Jahrhunderten - Kapitel 37
Quellenangabe
typeletter
authorErich Ebstein
titleÄrzte-Briefe aus vier Jahrhunderten
publisherVerlag von Julius Springer
year1920
correctorreuters@abc.de
senderwww.gaga.net
created20130820
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Armand Trousseau

Geboren am 14. Oktober 1801 in Tours, gestorben am 27. Juni 1867 in Paris. – War zuerst in Tours unter Bretonneau tätig, der ihn in der klinischen Beobachtung schulte. Dann ging er nach Paris, studierte in Frankreich Epidemien und Endemien, ging u.a. nach Gibraltar, um das gelbe Fieber zu studieren. 1850 wurde er Professor der med. Klinik. Als Lehrer und Diagnostiker sowie als Therapeut genoß er einen großen Ruf. Bei den Diphtheriestudien war er auf Bretonneau von bestimmendem Einfluß, mit dem er in ausgedehntem Briefwechsel stand, wo all diese Fragen, Tracheotomie usw. erörtert werden. Trousseaus Hauptwerk: »Clinique médicale de l'Hôtel-Dieu de Paris« (2 Bd. 1861) ist heute noch als klassisches Werk zu betrachten, das sich durch hervorragende klinische Beobachtungsgabe und den Reiz der Darstellung auszeichnet.

 

An Bretonneau:

Paris, 27. octobre 1825.

... Ah! mon eher maître, que vous méritez bien le nom de vétillard, comme déjà vous vous êtes si bien acquis celui de musard! Quant à votre diphthérie, vous disais-je, nous n'y comptons plus et nous n'en parlons plus à personne, car il est honteux de mettre tant d'années à raturer un ouvrage qui ne vous avait coûté que dix-huit mois à composer. Dieu vous assiste dans votre allaitement! Le pis de tout, c'est que la honte, les reproches, rien ne prend sur vous, et je vous entends d'ici rire, en repassant longuement vos canifs, et en taillant méthodiquement le biseau de vos rasoirs; n'en parlons plus, car la bile nous passerait dans le sang.

 

Lundi, 19 décembre 1825.

... Vous me la promettez, cette tant promise diphthérite, pour dans trois jours. Ainsi, en prenant les choses au pied de la lettre, c'est pour les étrennes de l'an 1826. C'est bien les plus agréables étrennes que vous puissiez donner à vos élèves.

Je ferai ainsi qu'il est requis. Je corrigerai moi-même la première épreuve. Je vous ferai tenir la deuxième, et je reverrai la troisième; à moins que vous n'aimiez mieux, pour vous éviter de la peine, me laisser le soin des deux premières, et revoir vous-même la troisième. Il est bien entendu que vous renverrez ces épreuves par le même courrier, afin, que cela ne souffre pas de retard ...

 

[Paris] 26 octobre 1829.

Comment se fait-il que, dans votre Traité de la diphthérite, vous ayez indiqué à peine la diphthérite des vésicatoires? je dis à peine, car ne l'ayant pas trouvée dans votre livre, je suppose pourtant que vous en avez parlé. Quant à la diphthérite cutanée, néant. Et pourtant vous en avez cent fois causé avec moi; comment l'avez vous oubliée? Et puis l'adynamie diphthéritique (non mercurielle), vous en soufflez un tout petit mot dans votre dix-neuvième observation; encore faut-il vous deviner et vous savoir par cœur. Cela en valait pourtant la peine. Je rabâche de tout cela dans ma paperasse, le tout d'après vous et un peu d'après moi et mes idées. Trousseau, De la Diphthérite cutanée. (Arch. gén. de med. 1831. 2 sér. Bd. 23.)

 

Y18 décembre 1839.

... Pourquoi la diphthérite s'arrête-t-elle dans la trachée et ne file-t-elle pas avec tous ses caractères jusqu'au fond des bronches? Dieu le sait et je l'ignore. Elle se plaît au larynx et à la trachée; elle ne se trouve pas si bien dans les bronches ...

 

Paris, 27 février 1845.

Mon eher Maître!

Depuis que je ne vous ai écrit, un de mes petits trachéotomisés est guéri; trente et unième guérison et cent quarante-troisième opération, cent trente-deux pour le croup. Ma cent quarante-deuxième trachéotomie est au quinzième jour. La respiration laryngée est rétablie, mais le nez est diphthérique, il y a de l'adynamie. Il y a une pneumonie du sommet à droite. Je donne du quinquina. Guérira-t-elle? ce serait trois succès de suite, je n'ose y croire. Nous sommes au quinzième jour. Le cent quarante-troisième a guéri en sept jours. Dimanche passé j'ai fait ma cent quarante-quatrième trachéotomie, cent trente-troisième pour le croup: enfant de dix-huit mois, un peu hydrocéphale. Tout allait comme cela va après six heures, quand une convulsion me l'a tué comme un coup de pistolet.

Mille tendresses.

*

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