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Ärzte-Briefe aus vier Jahrhunderten

Erich Ebstein: Ärzte-Briefe aus vier Jahrhunderten - Kapitel 22
Quellenangabe
typeletter
authorErich Ebstein
titleÄrzte-Briefe aus vier Jahrhunderten
publisherVerlag von Julius Springer
year1920
correctorreuters@abc.de
senderwww.gaga.net
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Philippe Pinel

Geboren den 11. April 1755 in St. Paul bei Lavaur, gestorben den 26. Oktober 1826 in Paris. – Sohn eines Arztes, studierte zuerst Theologie und erst vom dreißigsten Jahr an (1785) Medizin in Toulouse und Montpellier. Er lebte dann in Paris mit wissenschaftlichen Arbeiten beschäftigt. Die Geisteskrankheit einer seiner Freunde veranlaßte ihn, sich der Psychiatrie zuzuwenden. 1792 war Pinel Officier municipal und in dieser Eigenschaft zur Aufrechterhaltung der Ordnung bei der Hinrichtung Ludwigs XVI. zugegen, die am 21. Januar 1793 stattfand; er berichtet darüber an seinen Bruder. Vom Herbst 1793 bis April 1795 war Pinel Arzt am Bicêtre, dann an der Salpêtrière und zuletzt Professor der Pathologie an der École de Paris. – Pinel sagte: »Eines der Menschheit schädlichsten Vorurteile, und welches vielleicht die beweinenswerte Ursache ist, daß man die Wahnsinnigen beinahe überall aufgibt, ist dies, daß man das Übel für unheilbar hält.« Demzufolge ertrotzte er von dem Konvent die Befreiung der Irren von den Ketten und von der Gemeinschaft mit den Verbrechern. So wurde er der Begründer der modernen Irrenbehandlung.

 

An seinen Bruder:

Paris, 21 janvier 1793.

Je ne doute pas que la mort du Roi ne soit racontée diversement, suivant l'esprit du parti, et qu'on ne défigure ce grand événement soit dans les journaux, soit dans les bruits publics, de manière à dénaturer la vérité. Comme je suis ici à la source et que, éloigné par principe de tout esprit de parti, j 'ai trop appris le peu de cas qu'il fallait faire de ce qu'on appelle aura popularis, je vais te rapporter fidèlement ce qui est arrivé.

C'est à mon grand regret que j'ai ete obligé d'assister à l'exécution en armes, avec les autres citoyens de section et je t'ecris le coeur pénétré de douleur et dans la stupeur d'une profonde consternation.

Louis, qui a paru extrèmement resigné à la mort par ses principes de religion, est sorti de sa prison du Temple vers les neuf heures du matin et il a été conduit au lieu du supplice dans la voiture du maire, avec son confesseur et deux gendarmes, les portières fermées.

Arrivé près de l'échafaud, il a regardé, avec fermeté, ce même échafaud et dans l'instant, le bourreau a procédé à la cérémonie d'usage, c'est-à-dire qu'il lui a coupé les cheveux, qu'il a mis dans sa poche, et aussitôt Louis est monté sur l'échafaud. Le roulement d'un grand nombre de tambours qui se faisaient entendre et qui semblaient apostés pour empêcher le peuple de demander grâce, à été interrompu d'abord par un geste qu'il a fait lui-même, comme voulant parler au peuple assemblé; mais à un autre signal, qu'a donné l'adjudant du général de la garde nationale, les tambours ont repris leur roulement, en sorte que la voix de Louis a été étouffée et qu'on n'a pu entendre que quelques mots confus, comme: »Je pardonne à mes ennemis, etc.« Mais en même temps, il a fait quelques pas autour de la fatale planche où il a été attaché, comme par un mouvement, ou plutôt par une horreur si naturelle à tout homme qui voit approcher sa dernière fin, ou bien par l'espoir que le peuple demanderait sa grâce, car quel est l'homme qui n'espère pas jusqu'aux derniers moments?

L'adjudant du général a donné ordre au bourreau de faire son devoir et, dans l'instant, Louis a été attaché à la fatale planche de ce que l'on appelle la guillotine, et la tête a été tranchée, sans, qu'il ait eu presque le temps de souffrir, avantage qu'on doit du moins à cette machine meurtrière qui porte le nom d'un médecin qui l'a inventée. Le bourreau a aussitôt retiré la tête du sac où elle s'engage naturellement et l'a montrée au peuple. Aussitôt qu'il a été exécuté, il s'est fait un changement subit dans un grand nombre de visages, c'est-à-dire que d'une sombre consternation, on a passé rapidement à des cris de: Vive la nation! du moins la cavalerie, qui était présente à l'exécution, et qui a mis ses casques au bout de ses sabres.

Quelques citoyens ont fait de même, mais un grand nombre s'est retiré, le coeur navré de douleur, en venant répandre des larmes au sein de sa famille.

Comme cette exécution ne pouvait se faire sans répandre du sang sur l'échafaud, plusieurs hommes se sont empressés d'y tremper, les uns, l'extrémité de leur mouchoir, d'autres, un morceau de papier ou toute autre chose, pour conserver le souvenir de cet événement mémorable, car il ne faut pas se livrer à des interprétations odieuses.

Le corps a été transporté dans l'église Sainte-Marguerite, après que des commissaires de la municipalité, du département et du tribunal criminel ont eu dressé le procès-verbal de l'exécution. Son fils le ci-devant Dauphin, par un trait de naïvete qui intéresse beaucoup en faveur de cet enfant, demandait avec instances, dans son dernier entretien avec son père, d'aller l'accompagner pour demander sa grâce au peuple...

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