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Ärzte-Briefe aus vier Jahrhunderten

Erich Ebstein: Ärzte-Briefe aus vier Jahrhunderten - Kapitel 11
Quellenangabe
typeletter
authorErich Ebstein
titleÄrzte-Briefe aus vier Jahrhunderten
publisherVerlag von Julius Springer
year1920
correctorreuters@abc.de
senderwww.gaga.net
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Gerhard van Swieten

Geboren den 7. Mai 1700 in Leiden, gestorben den 18. Juni 1772 in Schönbrunn bei Wien. – War einer der bedeutendsten Schüler von Boerhaave (1668-1738), zu dessen Aphorismen er Kommentarien herausgab. 1745 rief Maria Theresia v.S. nach Wien, wo er die medizinische Schule reformierte und den klinischen Unterricht verbesserte. Er berief unter anderen Anton de Haen (1704 bis 1776), der das Thermometer in die Krankenbeobachtung und die Sektion in die klinische Forschung einführte; an ihn ist folgender Brief gerichtet, der van Swieten als »friedliebenden, bescheidenen, von keiner Neigung eingenommenen Mann« zeigt, der »den Ruhm, den er sich erwarb, verachtete und von der Schwäche seiner Kunst ganz überzeugt war, auf den weder Freundschaft noch Feindschaft, nichts als Wahrheit und Gerechtigkeit Eindruck machte«.

 

Van Swieten an Anton de Haen:

Monsieur!

Je vois dans vôtre écrit beaucoup d'aigreur contre Mr. Störk, que vous traitez assez cavalièrement, & que j'estime beaucoup; & lequel ayant apprit de vous, ayant été deux ou trois ans chez vous comme assistant, a été examiné en votre présence & admis avec beaucoup de louange; vous me l'avez même recommandé bien fortement.

Les deux tomes d'observations ou anni medici lui ont fait beaucoup d'honneur; j'avoue sincèrement, que j'ai profité de cette lecture; car je n'ai pas honte de profiter des lumières d'un jeune médecin.

De plus, dans l'hôpital qu'il a eû a soigner, les guérisons de plusieurs sortes de maladies ont été plus fréquentes & plus heureuses qu'auparavant.

Il a écrit avec candeur sur la ciguë, & les cas, où je suis cité comme témoin oculaire, je les ai vûs.

Aucun raisonnement ne me prouvera, que je n'ai pas vû ce que j'ai vû. Si vous avez pû persuader cela au defunt Erndtel, à la bonne heure; mais je dois vous avertir sincerement qu'il m'a dit tout le contraire. Au reste, à quoi bon tout ce fracas! si vous croyez avoir des raisons de condamner la Cigüe, laissez la; sie Vous croyez la pouvoir faire rentrer dans la classe des venins, faites le. Vous avez avertis Vos auditeurs; mais ils ont liberté d'aller voir autre part des bons effets de la Cigüe.

Il ne faut jamais maitriser les esprits; si la cigüe ne vaut rien, elle tombera sûrement, laissez les bons gens, que Vous nommez Cicutaires, guerir ceux qu'ils peuvent, & on Vous laissera pleine liberté de dire, que ces cures ne sont pas faites par ce reméde, le public ne croira ce qu'il veut.

J'avoue, que je suis ennemi de toute dispute, on m'a attaqué plus d'une fois, & j'ai laissé faire; je ne me soucie pas beaucoup de ce qu'il Vous plait nommer reputation. Je sens beaucoup d'indolence sur cet article & je m'en trouve bien. Ne vous mettez pas en harnois pour me defendre, si l'on dit du mal de moi, car je crois être trop paresseux pour le faire moi même, parceque je n'ai pas grande opinion de moi, & l'exercice journalier de mon art me confirme de plus en plus dans cette pensée.

Comme la cigüe n'est ni louée ni decriée par aucun Decrèt de l'Université, elle est totalement neutre, & ne souffrira pas par cette dispute; Vous pouvez avoir l'esprit en repos sur cet article. Même un grand nombre de Medecins des pays étrangeres disent du bien de la Cigüe; Nubes testium adest, qui jusqu'ici ne crient point contre, mais en sont contents.

Quoique je sois sensible à Votre zele pour me defendre, cependant je suis bien aise d'avoir totalement oublié l'histoire du Medecin Du Ry, que je crois dejà mort, & les noms de quelques faux amis, que vous dites m'avoir indiqués; je Vous prie même de ne m'en plus faire souvenir, car je pourrois avoir quelque ressentiment que je devrois vaincre après.

Quoique j'eusse la lettre d'exil entre les mains & que Hirneiss le sçut bien, il a continué à vomir par tout des injures contre moi, & je n'ai pas remüé. A Vos remontrances, ayant par Vos soins la preuve en mains, j'ai cedé & apres 24 heures de deliberation j'ai cru devoir en parler à sa Majesté, qui m'a grondé d'avoir eu sept ans de patience. Vous ne devez pas croire que j'aye approuvé l'impertinence de Crantz, bien au contraire. Je faisois des informations (car je n'agis jamais sans bonnes preuves) & j'etois dejà bien avancé, tant par d'autres que par celles, que Vous m'aviez indiquées dans une lettre datée du 19. Mars 1761, qui finissoit: En vous recommandant la pauvre Université de Vienne, & ma petite personne, je coupe tout court, & je n'en parlerai plus, ayant fait ce que j'ai pû & ce que j'ai dû.

Crantz connoissant fort bien que l'orage se formoit, étoit mal à son aise. On vient me parler en sa faveur mais pour toute reponse, je dis que j'etois occupé à l'examen de cette affaire.

Mais je fus surpris quand on vint me dire que la premiere leçon donnée après paques (le 24 Mars) avoit été destinée contre Crantz. On m'en cita des passages; je ne voulus pas le croire, & cet homme choqué de mon incredulité m'apporta le Cayer écrit de votre propre main, ou je lus les passages &c. Ce Cayer circuloit par la ville, on le copioit, & l'on m'en donna une Copie.

Alors le meilleur pour Votre honneur même, étoit d'assoupir tout; Vous Vous étiez vengé par vous même, & je crois que Crantz etoit bienaise de l'avoir echappé si belle.

Je Vous prie de Vous souvenir, quod inter amicos licet semper opinionibus dissentiri, animis nunquam. Que Votre zele soit toujours prudent & sans amertume; alors Vous eviterez bien des chagrins, Vous gagnerez a tranquillité.

En ami je Vous passe toutes les expressions dures qui me regardent Dans Vôtre longue lettre du 6. Septemb. & je suis encore ce que j'ai été toujours.

Hietzing, ce 10. Septembre 1761.

Totus Tuus

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